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PRESENTATION DU PROJET (FRENCH)
Le workshop EXIL propose à un groupe d'étudiants la construction d'un "workspace" collectif
sans qu'il y ait de sujet ou de thématique préalable. Il ne s'agit pas d'un stage de
formation technique mais d'une remise en jeu des pratiques d'atelier pour l'élaboration d'un
projet coopératif (à plusieurs) et pour l'immersion et la navigation via un atelier portable.
Ceci favorise lors de la première phase du projet (le voyage) les pratiques de captation et d'échanges
liées aux environnements numériques (photo, video, audio, internet - sampling, mix,
ambient, streaming, p2p, etc.). Ce contexte permet
de développer un espace critique autour des notions de lectures, d'analyse, de réception, et
de conversation, de lo-tech, d'hi-tech, de DIY, de programmation, etc. L'atelier devient partagé, modulaire et sans mur.
Les étudiants doivent se construire leurs propres outils et leurs propres méthodes en
utilisant les ressources et les spécificités de chaque école visitée. Ces outils
prenant référence dans l'univers numérique, permettent de construire une plate-forme
multi-utilisateurs : un collecticiel. A la fois, lieu et espace de production, de diffusion et d'échange.
Il s'agit à proprement dit d'un nouvel espace pédagogique dans lequel enseignants et étudiants
explore alternativement et simultanément un nouvel espace de transmission et de conversation.
Le travail est mis à nu et devient "exposé" sans qu'il y ait de mur : évaluer l'opérabilité
et la portée critique de son travail.
La seconde partie du projet, lors des retours des étudiants dans leurs écoles respectives,
permet durant 6 mois d'élaborer et d'alimenter le projet collectif à l'aide des protocoles
fixés lors des séjours collectifs. Les échanges de pratiques d'école à
école soit en différé (de type DO IT) soit en temps réel (streaming) mettent
chaque étudiant dans de nouveaux rapports: la générativité, l'improvisation,
la construction de directives, la construction d'outils d'échange (la connectivité).
EXIL cré un environnement expérimental, un séminaire nomade, un atelier "augmenté",
une zone autonome. Cet environnement devient un espace plastique à part entière, engageant
la responsabilité de chaque participant, sans compétition.
Cet espace personnel et partagé devient aussi un espace social et politique, voire économique.
- PRESENTATION SOMMAIRE (FRENCH):
Projet de coopération "EXIL"
Les écoles partenaires :
Le projet consiste en un voyage commun circulaire de Nice à Marseille, avec séjour d'une semaine dans chaque école, des 8 étudiants concernés (2 de chaque école) au cours duquel un ou des travaux communs doivent être réalisés. Les étudiants sont principalement mais pas exclusivement orientés dans les médias (son, vidéo, Internet). L'utilisation dInternet est essentielle pour créer les contacts avant le départ mais aussi pour poursuivre les échanges après le voyage.
L'expérience de l'année passée a montré que l'échange entre les étudiants était un des éléments essentiels de ce projet. Connaître, confronter et pratiquer les différents modes d'enseignement, les conceptions de l'art et du travail artistique, obliger les individualistes que sont en général les étudiants en art à coopérer, tous ces éléments ont été jugés comme très positifs par l'ensemble des participants malgré / à cause des difficultés rencontrés.
Une présentation des travaux sur un site Internet (ou lors d'une exposition dont les modalités sont encore à définir) devra être part du projet. Cette option a été préférée pour sa facilité de mise en oeuvre et parce qu'elle permet de maintenir le contact entre les étudiants au-delà du séjour commun. La fréquence annuelle permet de revitaliser le projet et de redonner une nouvelle énergie aux projets et au groupe de l'année précédente, créant ainsi une synergie entre les écoles mais aussi à l'intérieur de chaque école.
Pour cette année, il pourrait être envisagé de demander à chaque étudiant de prendre avec lui un travail facilement transportable qui permettrait de faire une petite exposition dans chaque école à l'arrivée du groupe.
- PRESENTATION (GERMAN):
Kooperationsprojekt "EXIL"
der Partnerhochschulen
- Hochschule für Künste in Bremen
- Ecole Pilote Internationale d'Art et de Recherche - EPIAR (Villa Arson) in Nice
- Ecole Supérieure des Beaux-Arts in Marseille
- Magyar Iparmüvészeti Föiskola in Budapest
Das Projekt beinhaltet die Begegnung acht Studierender aus vier Hochschulen dreier Länder und die Entwicklung gemeinsamer künstlerischer Arbeiten.
Nach der ersten Phase, einer vierwöchigen Reise zu den vier Hochschulen, führen die Studierenden ihre Arbeiten an ihrem jeweiligen Studienort fort. Über das Internet findet im Anschluss daran weiterer Material- und Gedankenaustausch statt.
Es soll eine Gemeinschaftsarbeit entstehen, die in Form einer Ausstellung simultan an allen vier Orten stattfindet, und die darüber hinaus im Internet präsentiert wird.
Entwicklung von Konzepten und Materialsammlung
Während der vierwöchigen Begegnung im April / Mai 1999 wurden neben Austausch über Orientierung und Interessen des Einzelnen eine gemeinsame Thematik erarbeitet.
Es wurde nach Möglichkeiten gesucht aus den individuellen Ausdrucksformen eine Synthese, eine gemeinsame Arbeit, zu bilden.
Das Phänomen der besonderen Situation die Kommunikation innerhalb einer Gruppe, die zusammengewürfelt eine vierwöchige Reise unternimmt und dabei eine Gemeinschaftsarbeit entwickelt wird Zentrum der Auseinandersetzung.
Die Frage vom auf und ab kommunikativer Prozesse, von Nähe und Distanz sowie die Mehrsprachigkeit innerhalb der Gruppe (englisch, französisch, ungarisch und deutsch - sogar hin und wieder italienisch und spanisch), die Herausforderung einer gemeinsamen Arbeit und die Frage auf welche Weise im Anschluss an die Reise weiter zusammengearbeitet werden kann.
Möglichkeiten der weiteren Kommunikation sowie des Austausches und der Vernetzung des gesammelten Materials (wie Video-/ Tonaufzeichnungen, Zeichnungen, Collagen etc.) wurden erörtert.
- ARGUMENTATION:
extraits d'EXIL (1997/1998) de TONI NEGRI:
- p5 "Vous trouverez ici publiés les extraits d'une conversation que j'eus avec certains amis, sollicité que j'étais par leurs questions..."
- p5 "Le style en est donc oral, bien que retranscrit par écrit..."
- p5 "... à travers la force d'un acte de témoignage, bien qu'étant personnel, était aussi collectif..."
- p7 "exilés de l'intérieur"
- relations avec le politique et le social
- p8 "...dans le nouveau monde du travail immatériel. C'est là qu'ils ont construits des nouvelles communautés du travail."
- p8 "Dans quel but? Tout simplement pour reconstruire cet esprit d'émulation collective, cette joie de la transformation..."
- p8 "Nous, exilés de l'extérieur et de l'intérieur, avons pu revendiquer l'imagination et la mise en oeuvre d'une alternative..."
- p9 "A partir de notre expérience de travailleurs immatériels..."
- p9 "Mon retour est donc lié à la récupération d'une histoire."
- p9 "Mais la grande transformation... du travail et de sa représentation..."
- p9 "... il pense que celles-ci (ses réflexions) s'implantent dans un tissu commun et soulignent des urgences partagées."
- p11->p15
"c'est-à-dire celles qui sont capables de construire quelque chose aussi bien en prison quà l'extérieur. Les passions positives sont celles qui construisent les communautés... Et cette capacité à construire des mondes différents passe en fait par la notion de "commun", par le commun, c'est-à-dire ce que représente l'humain dans son ensemble... nous avions commencé à comprendre ce que pouvait être une nouvelle construction de l'espace public - la construction d'une démocratie absolue -... chacun de nous est une machine du réel, chacun de nous est une machine constructive... Je crois donc qu'à l'époque du post-moderne, et dans la mesure où le travail matériel et le travail immatériel ont fini d'être opposés,... Il s'agir d'un paradigme "biopolitique", qui touche le travail aussi bien que la vie ou les relations entre les personnes"...
- p17->p36
"Cette richesse naît de la communication, de la circulation, et de la capacité à coordonner les efforts de chacun. ...une communauté biopolitique... la machine-outil que chacun d'entre nous porte en lui ... le travail est "libre" ...possibilités d'organiser politiquement les nouvelles formes de coopération productive et la "puissance" politique de celles-ci ... émancipé par sa capacité à devenir intellectuel, immatériel, ... Les nouvelles formes de subjectivité ont cassé et rendu réversible cette séparation (entre travail manuel et travail intellectuel), en produisant de nouveaux moyens d'expression de leur propre puissance et un terrain de lutte et de négociation... A travers l'appropriation de l'outil, c'est la vie elle-même qui est mise en production. Et mettre en production la vie, cela signifie essentiellement mettre en production les éléments de communication de la vie. Une vie individuelle ne saurait être productive. La vie individuelle devient productive - et intensément productive - dans la mesure où elle entre en communication avec d'autres corps, avec d'autres outils incarnés. Mais si tout cela est vrai, alors le langage, en tant que forme fondamentale de coopération et de production, devient central dans ce processus ... la gestion de la communication à l'organisation du soit-disant temps libre, tout cela entre aujourd'hui à l'intérieur de la production ... Spinoza pense précidément que la démocratie est l'accentuation maximale de l'activité créatrice de cette multitude riche ... La production sociale est complètement articulée à travers la production de subjectivité ...l'entrepreneuriat collectif biopolitique: dans certaines expériences de communautés, de collectivités rouges - des coopératives, fondamentalement - ou encore dans certaines expériences de communautés blanches, solidaristes ...Il s'agit de comprendre que la base de la productivité n'est pas l'investissement capitaliste mais l'investissement du cerveau humain socialisé ... Il s'agir d'une utopie, de ce type d'utopie qui devient une machine de transformation du réel à la seule condition qu'on la mette en action. Une des choses les plus belles aujourd'hui, c'est précisément le fait que cet espace public de liberté et de production commence à se définir, portant vraiment en lui la destruction de ce qui existe comme organisation du pouvoir productif, et donc comme organisation du pouvoir politique" ...
- p37->p47
"Le problème principal devient alors l'identification, à partir des forces qui vivent dans ce type de monde et qui sont entrées dans ce nouveau genre de réalité, d'une forme d'expression matérielle ... une expression qui réussise à trouver, à l'intérieur de cette unification forcée, mondialisée et communicative, des points d'appui, des points de rupture, des points susceptibles de constituer du nouveau ... la clef de l'autonomie et de l'indépendance des sujets à l'intérieur de la constitution de l'espace public ... Quand on parle de travail immatériel, on ne parle pas simplement de travail intellectuel. On parle de travail intellectuel en tant que travail corporel, c'est-à-dire qu'il comprend évidemmen l'intellect, mais on l'envisage dans sa plasticité, dans sa malléabilité, dans sa capacité à s'insérer dans n'importe quelle situation. Le travail immatériel est, selon moi, une catégorie qui permet précisément de comprendre à fond cette plasticité de la nouvelle force de travail ... cette flexibilité qui augmente à travers le travail matériel-immatériel, avec cette nouvelle forme d'action et de coopération dans le travail" ...
- p48->p55
"... L'intellectualité, l'immatérialité des rapports ... L'éternité, c'est cela: notre responsabilité face au présent, à chaque moment, à chaque instant "...
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